Les meilleures expressions québécoises à découvrir

Chez Izispik, nous aimons découvrir les particularités des langues étrangères. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous vous embarquons au pays du sirop d’érable. Le Canada, à l’accent chantant et coloré, comporte de nombreuses richesses. En effet, cela s’explique par sa diversité culturelle et son histoire après l’arrivée des colons français au XVIIe siècle.

La francophonie est présente un peu partout sur le territoire canadien, notamment à Ottawa ou en Ontario. La province québécoise regroupe le plus grand nombre de locuteurs français. Cependant, l’anglais reste la langue majoritaire dans le pays. Ainsi, le français canadien connaît dans son langage des influences aussi bien anglophone que francophone. C’est pourquoi certaines expressions peuvent dériver de certains mots anglais. Sans plus tarder, découvrons ensemble quelques expressions québécoises.

Les expressions québécoises populaires

Si un jour vous voyagez au Canada, peut-être remarquerez-vous les différences dans les expressions de la vie courante. Ainsi, lorsque vous aurez l’opportunité d’échanger avec les habitants locaux, vous percevrez leur accent bien distinct, mais aussi leurs expressions quotidiennes originales. Découvrons ensemble quelques formules habituelles.

Lorsque vous respectez et acceptez les opinions d’autrui, vous direz : « je suis ouvert d’esprit ». Tandis qu’un Québécois dira plutôt « je suis ben open ». Au Québec, « ne pas avoir le moral », se dit « avoir la falle basse », la falle signifiant la faim. Pour faire vos courses, vous pourrez dire « je vais aller à l’épicerie ». Par contre, un Canadien dira plutôt « j’m’en va faire la shop ». Là encore, nous retrouvons un mot anglais « shop — shopping ».

Afin d’enrichir votre vocabulaire, retrouvez ci-dessous des expressions typiquement canadiennes :

D’ailleurs, « chum » (que l’on prononce tcheum) signifie également « ami/copain », mais dans ce cas-là on ajoutera les mots fille ou garçon. Exemple : « je sors avec ma chum de fille/mon chum de garçon ».

Les expressions canadiennes rigolotes

Parfois, les mots utilisés dans les expressions canadiennes n’ont pas du tout la même signification dans l’hexagone. De même, certains termes peuvent porter à confusion et entraîner quelques quiproquos. Prenons le cas des vêtements. Le vocabulaire canadien diverge par rapport au nôtre. Par exemple, pantalon se dit culotte en québécois et si vous parlez de culottes, il faudra dire des bobettes. De même, si vous avez un pantalon trop court, au Canada on dira que vous avez de l’eau dans la cave. Si vous partez à la plage et que vous cherchez des tongs, en fait il s’agit de gougounes, car tongs correspond à une culotte fine pour femmes.

Comme nous le disions, certaines formulations peuvent créer des malentendus. Par exemple, si un Canadien vous dit qu’il s’ennuie, en fait cela signifie que vous lui manquez. Ne le prenez donc pas contre vous, au contraire. Autre exemple, si vous entendez « c’est écœurant », en fait cela veut dire que c’est vraiment cool.

Voici un florilège d’expressions québécoises amusantes :

  • « Avoir des bibittes » signifie que l’on a des soucis personnels
  • « Tirer une bûche » lorsque l’on incite un invité à prendre un siège pour s’assoir
  • « Toutter de la haine » veut dire klaxonner
  • « Avoir les baguettes en l’air » correspond au fait de se mettre en colère, d’être énervé
  • « Ça me bouillonne dans le fond de la flûte » exprime une envie urgente d’aller aux toilettes
  • « Fucker le chien » est le fait de perdre son temps
  • « Prendre une brosse » signifie avoir trop bu d’alcool
  • « Se faire passer un sapin » est une façon de dire que l’on s’est fait duper

À la découverte des jurons canadiens

En France, nous jurons tandis qu’au Québec, ils utilisent des sacres. Effectivement, lorsque les Canadiens insultent, ils se servent des champs lexicaux de l’église en déformant légèrement l’intonation. Le plus connu de tous et le plus grossier est sans doute « tabernacle » (se prononce tabarnak). Pour information, il s’agit du meuble près de l’autel contenant les hosties pour la messe. D’ailleurs, « ostie » est également un gros mot. Pour exprimer son mécontentement, les Québécois se servent du terme « câlice » (se prononce kauliss). À l’église, on sert le vin sacré dans cette coupe. Finissons avec « crisse » (provenant du Christ) qui, employé seul, exprime l’indifférence ou encore l’exagération.

Ce sont des mots-valises que l’on peut aussi bien utiliser en tant que nom, adjectif ou adverbe. Ils peuvent être combinés pour amplifier l’effet et placé n’importe où dans la phrase. Par exemple : « Hostie de câlisse, ça commence à m’crisser ». Ces termes étant très vulgaires, il existe une version plus douce où l’on changera une ou deux syllabes. Nous pouvons citer « tabarnouche », « ostifi » ou « câline » par exemple.

Bien évidemment, il faut faire attention avec l’utilisation des blasphèmes au Canada. N’insultez pas une personne simplement parce que le juron est amusant.

Nous savons l’importance que prennent les langues étrangères aujourd’hui. C’est pourquoi Izispik se tient à vos côtés dès les premiers mois de votre apprentissage d’une nouvelle langue. Pour ce faire, rejoignez-nous et choisissez un professeur pour commencer immédiatement vos cours de langue en ligne. Une connexion internet et une webcam suffisent pour démarrer la visioconférence et cela, peu importe le pays où vous vous trouvez. À tout de suite !

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